The White House Conference on Global Literacy Logo La Conférence de la Maison-Blanche sur l’alphabétisation dans le monde
English French Spanish Arabic
Aperçu
L’ Alphabétisation Mére-Enfant Et L’ Enseignement Intergénérationnel
L’ Alphabétisation Pour La Santé
L’ Alphabétisation Pour L’Indépendance Économique
Le Programme d’alphabétisation et de formation - Burkina Faso

LE PROGRAMME EN BREF
Organisme de parrainage : Foundation for the Elimination of Illiteracy and Non-Formal Education
Bailleur de fonds : ambassade des Pays-Bas
Année du lancement du programme : 1986
Personnes bénéficiaires : 320.734
Pourcentage de femmes : 52,9 %
Site Internet : www.ddc-burkina.org

LE PAYS EN BREF
Population : 12,6 millions
Taux de fécondité : 6,7
Espérance de vie : 45,7
Pourcentage des habitants ne disposant que de 2 dollars par jour pour vivre : 81 %
Enfants non scolarisés : 1,4 million environ
Taux d’alphabétisation : femmes 8,1 %, hommes 18,5 %, total 12,8 %

 

Le Programme d’alphabétisation et de formation

Burkina Faso

Le Programme d’alphabétisation et de formation du Burkina Faso a commencé il y a 20 ans et est actuellement mis en oeuvre dans 750 villages situés dans 7 provinces orientales du pays. Il vise à alphabétiser les jeunes qui n’ont pas achevé leurs études primaires et les adultes analphabètes ainsi qu’à leur donner une formation technique.

«Je n’ai jamais eu l’occasion d’aller à l’école. Je me suis inscrit pour le Programme d’alphabétisation et de formation parce que je voulais apprendre un métier. Maintenant, je suis tailleur et j’ai ouvert ma propre boutique (…) Je suis fier d’être indépendant.» Mathieu Lompo Maldjoa, tailleur

Mathieu Lompo Maldjoa, tailleur

Le programme destiné aux jeunes offre un enseignement extrascolaire dont l’horaire souple permet aux élèves d’obtenir leur certificat d’études primaires et de retourner à l’école s’ils le désirent. Le programme réservé aux adultes prévoit une formation en matière d’alphabétisation tout en offrant des cours d’agronomie, d’amélioration génétique des animaux et d’artisanat. Les élèves suivent aussi des cours de mathématiques, de gestion économique, d’hygiène et de protection de l’environnement.

«Je n’ai jamais eu l’occasion d’aller à l’école. Je me suis inscrit pour le Programme d’alphabétisation et de formation parce que je voulais apprendre un métier, a dit Mathieu Lompo Maldjoa. Maintenant, je suis tailleur et j’ai ouvert ma propre boutique. J’apporte une aide financière à ma famille et je fais des vêtements pour ma mère et mes soeurs. Je peux aussi payer les droits de scolarisation de ma fiancée. Je suis fier d’être indépendant.»

On a fait des progrès importants quant à l’ouverture du programme aux adolescentes et aux femmes. En 1986, 38 % des participants étaient de sexe féminin, et ce pourcentage est passé à 53 % en 2005. Depuis ses débuts, le programme a permis à 185.256 personnes d’être alphabétisées, soit 42 % de la population analphabète dans la zone cible. Les progrès sont encore plus impressionnants vu les conditions exigées. Pour être déclarée alphabétisée dans le cadre de ce programme, toute personne doit pouvoir lire, écrire, calculer et assumer le rôle de secrétaire ou de trésorier d’une association locale.

Plusieurs aspects novateurs de ce programme sont dignes d’attention. Premièrement, le programme laisse aux groupes de participants le choix des heures et des jours d’enseignement, ce qui le rend aussi commode et aussi accessible que possible. Deuxièmement, grâce au certificat d’équivalence qui est offert pour l’enseignement primaire, les élèves qui n’ont pas terminé leurs études pour une raison quelconque (par exemple, à cause de la maladie de membres de leur famille) peuvent continuer à suivre des cours et même retourner à l’école, y compris dans un établissement d’enseignement secondaire. Troisièmement, l’importance accordée à l’enseignement de la langue locale a contribué à augmenter le nombre d’élèves bilingues dans le pays.

L’une des associations financées par le programme, Tin Tua (qui veut dire «développons-nous nousmêmes ») exige que les élèves apprennent à lire et à écrire dans leur langue locale avant de suivre des cours en français. Les élèves de cette association ont un taux de réussite au certificat national d’études primaires (94 %) plus élevé que la moyenne nationale (74 %).